Le chaâbi Algérien

Le chaâbi Algérien
Histoir de la musique Chaabi

Le chaâbi naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah, à Alger. Chaâbi veut dire « populaire » en arabe., il mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d'autres venus du classique occidental. On y trouve le derbouk (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et bizarrement le banjo, sans oublier le piano. Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes.

cette musique en Algérie est un immense répertoire, conservé jalousement par des hommes qui ont veillé à sa transmission depuis des générations.
Certains qualifient la musique populaire de primitive, bonne pour le musée.
Cette façon n'a qu'un but : pousser le peuple à s'éloigner de ses racines, et se dépouiller du sentiment de ses origines, en devenant plus facilement perméable à l'influence étrangère
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# Posté le samedi 29 mars 2008 13:36

Quelques Noms de grands Chanteurs Du Chaâbi :

Quelques Noms de grands Chanteurs Du Chaâbi :
C'est des noms qui ont marqué l'histoire de la musique Chaâbi

- Mustapha Nador
- El Hadj El Hachemi Guerouabi
- El Hadj El Anka
- El Hadj Menouar
- El Hadj Mrizek
- Amar Ezzahi
- Fadila Dziria
- Abdelkader Chaou
- Abdelkader Chercham
- Nouri Koufi
- Nardjes
- Nadia Benyoucef
- Abdelmalek Imansouren
- Abdelkrim Dali
- Hassen Said
- Kamel Bouda
- Abdelrezek Ganif
- Reinette Loranaise
- Aziouz Rais
- Blon Blon
- Boudjemaa El Ankis
- Boulem Titiche
- Kamel Messaoudi
- Maazouz Bouadjadj
- Meriem Fekkai
- Mohame El Badji
- Mohamed Bourahla
- Mohamed Ghafour
- Dahmane El Harachi
- Cheikha Tetma
- Reda Doumaz
- Cheikh Hssissen
- Chiekh El Hasnaoui ..
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# Posté le samedi 05 avril 2008 18:30

El Hachemi Guerouabi

El Hachemi Guerouabi
Guerouabi ..!!parmi les plus grands du chaabi

Né le 6 janvier 1938 à El Mouradia, il a grandi à Belcourt. En plus de la musique, il était un footballeur de qualité. Ailier droit, il a joué sa dernière saison au début des années 1950, sous les couleurs de LA Redoute Club C'est à cette période qu'il s'intéressa à la musique à travers les cheikh El Anka, Mrizek et Hsissen notamment. Il rejoint l'orchestre du cardinal du chaâbi. A l'Opéra d'Alger, il fera de la comédie où il chantera Magrounet lehwajeb qui fut un succès. Il jouera dans la pièce Haroun Errachid.
Au lendemain de l'indépendance, c'est Mahboub Bati, compositeur qui lui a ouvert les portes de la chansonnette, qui le fit découvrir au grand public. Mais c'est le chaâbi, au sens large du terme qui accapara sa vie artistique. Il est le maître incontestable de tous les styles de musique dans le medih qu'il exécute avec perfection. Exilé depuis quelques années, Guerouabi ne manque pas de mettre un peu de baume au c½ur de ses compatriotes en interprétant des chants liés à l'amour et à la nostalgie. .
El Hachemi Guerrouabi s'est éteint dans la nuit du 17 juillet 2006 suites d'une attaque cardiaque qui l'a plongé dans un coma profond. Hospitalisé quelques jours auparavant pour insuffisance respiratoire, il n'a pu sortir de son coma et son état de santé s'est rapidement détérioré. On le savait très affecté par l'opération subie pour un diabète, en février 2005 à l'hôpital Saint-Louis à Paris, opération qui lui avait valu d'être amputé d'une jambe. Mais on se souviendra surtout que devant l'insistance des messages parvenant d'Alger, El Hachemi Guerouabi a donné, le 4 juillet 2005, un récital de plus de trois heures dans un Théâtre de verdure archi-comble.

# Posté le samedi 05 avril 2008 18:43

Amar Ezzahi

Amar Ezzahi

Un Grand du Chaabi..!!!

L'Algérien Amar Ezzahi, écrivain brillant et interprète de châabi dont le véritable nom est Amar Aït Zaï, est né en janvier 1941 à Tizi-Ouzou. Il s'est familiarisé avec ce genre de musique en 1963 après sa rencontre avec Sheik Lahlou et Mohammed Brahimi, connu comme Sheik Kebaili. Ils l'encouragèrent, lui firent parvenir d'anciens qacidate (poèmes), et l'initièrent au rythme de chanson de ces textes. Ezzahi put alors développer sa pratique musicale.

Le premier enregistrement d'Ezzahi date de 1968. Cet homme, modeste, réservé et tranquille, fréquentait régulièrement El Kawakib, un café dans la casbah d'Alger. Après avoir été l'un des artistes de châabi les plus brillants dans les années 1970, Ezzahi avait pratiquement disparu de la scène musicale après 1980, n'apparaissant que lors de fêtes familiales. Il était réapparu le 10 février 1987 lors d'un récital dans une grande salle algéroise, pour disparaître à nouveau.

Depuis 2000, Ezzahi n'est pas réapparu en public et est rarement retourné à El Kawabib, par suite de problèmes de santé. Le chanteur le plus populaire et le plus talentueux de sa génération est maintenant considéré comme une véritable énigme dans le monde de la musique. Totalement retiré du circuit des médias depuis plusieurs années, Ezzahi laisse ses nombreux admirateurs sur leur faim.

Cet homme généreux, intolérant face à la verbosité et aux excès, a fait du châabi sa raison de vivre. Bien qu'il refuse de se produire devant de larges publics, il trouve encore un plaisir immense lors de réunions familiales plus intimes, parce que "chanter devant un petit public d'amis est l'un des plus beaux sentiments au monde".

Le talent d'Ezzahi est l'improvisation, capable qu'il est de changer de style avec une facilité déconcertante. Ayant perdu ses deux parents, Ezzahi a longtemps vécu avec une tante. Elle est décédée il y a quelques années, laissant Ezzahi face à la solitude qu'il avait toujours recherchée.

En conséquence, Ezzahi a refusé les feux de la célébrité et s'est toujours décrit lui-même comme étant du côté des humbles. Il a organisé de nombreuses soirées pour des gens communs aux revenus modestes. Ses fans le suivent dans les fêtes de famille, et enregistrent sa musique, qu'ils copient et vendent à plusieurs milliers d'exemplaires.

Depuis la mort d'El Hadj Mohamed El Anka, connu comme "le Cardinal", Ezzahi a été largement considéré comme son successeur dans une lignée de grands maîtres du châabi, bien qu'il évite les médias et en dépit de la forte concurrence des disciples d'El Anka.


Ezzahi... est un grand artiste, que Dieu lui prête longue vie et le protège

# Posté le samedi 05 avril 2008 18:54

Mohamed El Badji

Mohamed El Badji
El Badji ...!!! un autre Grand des Grands..

EL BADJI Mohamed (né en 1933) - Interprète de Chaâbi et auteur- compositeur.
Plus connu sous le sobriquet de"Khouya EI Baz'', Mohamed El Badji dont les oncles sont de Béni Ouartilène et les parents d 'El-Eulma est né le 13 mai 1933 à Belcourt (Alger). Il a écrit et composé des chansons que d'autres diront: Amar Zahi, Aziouz Raïs, Rédha Doumaz et des dizaines d'autres.
Son emprisonnement à Serkadji durant la guerre de Maqnin Ezzine. - Avait une voix rocailleuse et profonde, son chant reste une quête permanente d'échapper à la douleur. Son attachement à la musique remonte à l947, période où tout jeune il fréquentait le cercle scout d'El Mouradia Foudj El Amanaux côtés de Didouche Mourad et ce jusqu'en 1952. Il figure dans la troupe de Kaddour Abderrahmane, dit Kanoun.

Ses camarades de classe étaient cheikh Bâaziz, Chaâbane Madani, Brahim Siket. A partir de 1952, il participe épisodiquement à des fêtes populaires dans différents orchestres. Arrêté pendant la grève des Huit Jours, en l957, i1 est torturé, jugé et condamné à mort.Son exécution n'aura pas lieu. Dans sa cellule, il fabrique une 'guitare' de fortune d'où sortira la musique de Ya Maqnine Ezzine (L'oiseau révolutionnaire). Au mois de mars 1962, il retrouve la liberté et se remet à la besogne. De 1963 à 1977. il occupe un modeste emploi au ministère de la Justice avant son départ pour la retraite. Depuis, il s'occupe de sa boucherie située dans le marché " Gaspar'' à El- Mouradia. Mais ses grands moments, il les consacre au chaâbi. Il écrit et compose Bahr Attoffane.
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# Posté le samedi 05 avril 2008 19:04